On vous explique tout.

Pour vous aider à améliorer votre impact écologique, Greenly estime l’empreinte carbone de chacune de vos dépenses en s’appuyant sur un Référentiel Carbone Participatif. Il estime l’impact de chaque dépense en identifiant automatiquement le produit ou le panier d’achat type à partir du libellé fournisseur. Les émissions sont exprimées en kg de CO2 et sont calculées en appliquant au montant de la dépense un “facteur d’émission monétaire” qui varie par fournisseur ou secteur d’activité.

Nous contacter

L'empreinte carbone des dépenses du quotidien : méthodologie de calcul & sources

Principes Généraux du Référentiel Carbone Greenly

1. Comment est estimée mon empreinte carbone?
Votre empreinte carbone est calculée en estimant, pour chacune de vos dépenses, les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées. Le libellé du fournisseur obtenu par Greenly avec la copie de vos transactions permet de catégoriser la dépense et ainsi de déterminer le type de panier d’achat, de produit ou de service associé à chaque transaction. Un coefficient, spécifique à chaque catégorie d’achat ou fournisseur est appliqué au montant de la dépense. Ces coefficients, appelés “facteurs d’émissions monétaires” permettent de convertir les euros en kg de CO2. Fournis par le Référentiel Carbone Participatif Greenly, ils correspondent au ratio des émissions d'un produit ou d’un service rapporté au prix. Ils peuvent aussi être calculés en faisant le ratio des émissions d'un secteur d'activité rapporté à son chiffre d’affaires.

Pour en savoir plus, consulter la page dédiée au bilan carbone
2. Quelle est la précision de l’estimation de mon empreinte carbone?
L’estimation de votre empreinte carbone est précise pour les dépenses qui portent sur des secteurs dont les produits sont homogènes en termes d’intensité carbone. Il s’agit en particulier des transports (essence), du logement (électricité, gaz, eau…), des services du quotidien (Internet, abonnement téléphonique), et des paniers d’achats composés de produits de même nature. 

A l’inverse, l’estimation peut être moins précise pour les secteurs où les transactions bancaires regroupent des catégories de produits hétérogènes, typiquement l’alimentation, selon qu’on consomme de la viande ou des végétaux. Greenly travaille à mieux prendre en compte les comportements individuels et affiner ces catégories initialement conçues à des fins budgétaires pour vous permettre d’estimer toujours plus précisément votre empreinte.
L’incertitude demeure faible sur les dépenses qui représentent la majorité des émissions individuelles : transport automobile (typiquement 15% des émissions), logement (20%), services, dont abonnements, santé, loisirs ou enfants  (20 à 30%) et une majorité des dépenses du quotidien. Comme le note l'ADEME, l'Agence de la Transition Énergétique Française, « les facteurs d’émissions monétaires ont intrinsèquement une incertitude plus ou moins importante suivant la catégorie d’achats considérée ». Elle reste cependant une méthode d’analyse couramment utilisée pour analyser les bilans carbone de nombreuses organisations, du fait de sa forte réplicabilité et de son automaticité.
3. Comment interpréter mes résultats d'empreinte carbone?
L’empreinte carbone moyenne d’un Français s'établit à 11,2 tonnes d'équivalent CO2 par habitant et par an en 2018. Vous pouvez vous référer à ce niveau dit “normal” pour vous situez. Pour atteindre l’objectif de limitation du réchauffement climatique à 1,5° fixé par l’Accord de Paris, il faudrait réduire les émissions mondiales de 7,6 % par an au cours de la prochaine décennie. Chacun peut faire sa part en modifiant ses habitudes alimentaires, notamment en diminuant sa consommation de viande, en réduisant la part des transports les plus carbonés (avion, voiture), en améliorant l’efficacité énergétique de son logement, ou en favorisant l’économie circulaire, notamment les achats durables ou d’occasion.
Plus spécifiquement, chacun peut:

-Modifier son alimentation : l'alimentation représente un quart de l’empreinte carbone des ménages et le régime alimentaire influe fortement sur ces émissions. Selon l’ADEME, un repas moyen à dominante animale avec du boeuf émet 7,3 kg d’équivalent CO2, contre seulement 500g pour un repas végétarien. De manière générale, la viande, et en particulier la viande rouge, a une empreinte carbone largement supérieure à celle des aliments à base végétale. 

-Limiter l’empreinte de ses transports, en réduisant l’avion et en privilégiant les transports en commun, le vélo ou la marche à pied.  Un aller-retour Paris/New-York pour une personne émet environ une tonne d'équivalent CO2 et un Paris/Marseille en émet 90 kg de CO2eq, contre seulement 1,3 kg en TGV. Une voiture à motorisation moyenne neuve émet 118 g d'équivalent CO2 par km et par passager, alors qu’un TER émettrait seulement 25 g et un TGV 1,7g pour la même distance. 

-Diminuer la consommation énergétique de son logement: hors construction, l'empreinte carbone du domicile résulte principalement du chauffage et de l'électricité. L'isolation des parois et le remplacement de chaudière au profit de modèles basse consommation permettent de gagner en efficacité énergétique. Passer à un fournisseur d'électricité dit “vert” permet aussi de réduire son empreinte. En France le mix électrique moyen émettrait 57,1 g de CO2eq par kWh consommé, du fait de la présence de sources d'énergie fossile en plus de l'électricité issue du nucléaire. En comparaison l’éolien émettrait environ 15 g de CO2eq par kWh et l'hydraulique 6 g de CO2eq par kWh.

-Améliorer sa consommation, en acheter des produits reconditionnés ou de seconde main. Cela permet d'éviter les émissions résultant de la production et de l'extraction de matières premières pour les produits neufs.

Pour en savoir plus, consulter l'article dédié au bilan carbone personnel

4. Pourquoi est-il important de réduire son empreinte carbone? 
Sans diminution des rejets de gaz à effet de serre (GES) issus de l'activité humaine, la température moyenne à la surface du globe augmenterait de 2°C à 3,5°C d'ici 2100, selon les projections du GIEC. Ce réchauffement menace d’augmenter le nombre d'évènements climatiques extrêmes, en particulier les sécheresses, la montée des océans et leur acidification, avec de nombreuses conséquences négatives sur la santé et le développement humain. 

En 2016, les pays signataires de l'Accord de Paris ont convenu de limiter leurs émissions pour contenir le réchauffement en dessous des 2°C. Ils se sont engagés à réduire la part des énergies fossiles dans la production, et ont fixé un objectifs  d’émissions d’environ 2 tonnes de CO2 par an et par habitant. En 2018, l’empreinte carbone moyenne d’un Français était de 11,2 t de CO2eq par an. En plus des efforts structurels pour changer nos modes de production, l’engagement des individus à une décarbonation de leur consommation et de leur mode de vie est indispensable à l’atteinte de ces objectifs de réduction. 

5. Qu’est-ce que le réchauffement climatique?
Le réchauffement climatique est le phénomène d’augmentation de la température moyenne à la surface du globe, du fait du développement des activités humaines qui rejettent dans l’atmosphère des gaz dits “à effet de serre”. Il faut bien faire la différence entre ce réchauffement global et la météo qu’il peut faire à un moment et un endroit donné. Une vague de froid locale ne remet pas en cause la réalité du réchauffement planétaire : celui-ci s’observe sur des échelles de temps plus longues en mesurant les valeurs moyennes de paramètres météorologique sur de vastes zones géographiques.

Ainsi selon les climatologues regroupés au sein du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), en continuant sur la trajectoire actuelle, d’ici 2100 l’augmentation de la température moyenne serait de 2°C à 3,5°C. Si cela peut paraître très faible, l’équilibre est en réalité très fragile : en période glaciaire, avec 4°C de moins en moyenne, toute l’Europe du Nord était recouverte de glace et le niveau des océans avait baissé de 100 m. Les circulations des masses d’air et des courants océaniques sont perturbées par le réchauffement global, qui modifie le régime des vents et le climat à l’échelle de régions entières.

Le réchauffement climatique a donc de nombreuses conséquences à l’échelle mondiale : augmentation du nombre d’évènements climatiques extrêmes (sécheresses plus fréquentes et plus longues, des canicules comme celles de 2003 et 2019 en France pourraient ainsi devenir plus fréquentes), montée du niveau des océans (pouvant entraîner des submersions et inondations fréquentes de zones côtières basses et ainsi un migration contrainte des populations), acidification des océans (mettant en danger de nombreux végétaux et animaux marins), réduction de la quantité et de la qualité de l’eau potable (en raison des modifications du régime des pluies), baisse des rendements de l’agriculture, avec des impacts sur la santé humaine, l’économie etc.
6. Qu’est-ce qu’un gaz à effet de serre?
L’effet de serre est à l’origine un phénomène naturel. L’atmosphère, l’enveloppe gazeuse qui entoure notre planète, est un véritable filtre par rapport aux rayons du soleil : approximativement 30 % du rayonnement solaire est réfléchi vers l’espace par les nuages, la poussière et les surfaces réfléchissantes. Les 70 % restants sont absorbés par la surface de la Terre et réémis sous la forme de rayonnement infrarouge. Une partie de ce rayonnement est alors absorbée par l’atmosphère, qui se réchauffe. A l’origine de cette absorption, certains gaz, comme la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO2) ou le méthane (CH4), naturellement présents dans l’atmosphère dits « Gaz à effet de serre (GES) » qui maintiennent l’atmosphère à une température moyenne d’environ 15 °C. Sans eux, le thermomètre descendrait à -18 °C, interdisant de facto le développement de la vie. Cependant, les activités humaines sont à l’origine d’émissions de GES dites « anthropiques ». Ces émissions supplémentaires modifient la composition de l’atmosphère, et accentuent l’effet de serre. C’est cette augmentation de l’effet de serre qui est à l’origine du réchauffement climatique.

Différents gaz à effet de serre sont émis par les activités humaines :
-du gaz carbonique (CO2), issu de la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon...) ou de la déforestation et du retournement des sols ; 
-du méthane, issu de l’usage d’engrais azotés en agriculture, du traitement, du stockage et de l’épandage des déjections animales, de la fermentation entérique des ruminants ;
-du protoxyde d’azote, émis par certains engrais ou par certains procédés chimiques ;
-des gaz fluorés utilisés comme propulseurs, pour la fabrication de mousses ou de composants électroniques, dans les climatiseurs...
7. Comment mesure-t-on les émissions de gaz à effet de serre?
Les émissions de gaz à effet de serre sont en général calculées plutôt que mesurées, en effet il est difficile lors de la mesure dans l’atmosphère de différencier les émissions et absorptions naturelles par les forêts ou les océans de celles issues des activités humaines. Dans le cadre de la convention cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques et du Protocole de Kyoto les 192 pays signataires sont tenus de mettre à jour et publier périodiquement un inventaire de leurs émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Ces inventaires sont réalisés selon les lignes directrices du GIEC et se basent sur des données statistiques : activité d’un secteur et taux d’émission moyen de ce secteur, et ce pour chacune des activités émettrices élémentaires retenues pour l’inventaire. En France c’est le Citepa (Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique) qui réalise cet inventaire et publie tous les ans une description détaillée, par secteur émetteur, des méthodologies utilisées pour estimer les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques.
8. Qu'est-ce que l'empreinte carbone? 
L’empreinte carbone d’un bien ou d’un service désigne les émissions totales de gaz à effet de serre résultant de la production, de la distribution et de la consommation de celui-ci. A la différence d’un inventaire des émissions, l’empreinte carbone prend aussi en compte les émissions indirectes engendrées par la consommation d’un produit, sur l’ensemble de la chaîne de production. Ainsi par exemple l’empreinte carbone d’un litre d’essence consommé intègre les émissions liées à l’extraction, au raffinage et au transport du baril en plus des émissions directes résultant de sa combustion. Etant donné que différents types de gaz à effet de serre peuvent être émis (CO2, CH4, N2O etc.) et que ceux-ci ont un impact différent sur le climat, les émissions sont converties en équivalent CO2 (dioxyde de carbone, d’où le terme d’empreinte carbone), en utilisant les facteurs de PRG (Pouvoir de Réchauffement Global) fournis par le GIEC.

Pour en savoir plus sur le bilan carbone des entreprises, consulter l'article dédié
9. Comment calcule-t-on les émissions à l’intérieur d’un panier de dépenses?  
Pour certains paniers d'achats, l’empreinte carbone varie d’un produit à l’autre, par exemple quand on fait ses courses dans une grande surface. Dans ce cas, nous proposons plusieurs méthodes pour affiner le calcul.

La communauté d’utilisateurs nous aide à affiner le calcul en catégorisant l’achat, et accédant ainsi à son empreinte carbone indépendamment du prix, à partir de calculs de l’empreinte du carbone de sources validées , par exemple celles de l’ADEME sur les biens d’équipements.

Pour aller plus loin, nous travaillons sur une méthode d’analyse de vos factures soit via la photographie et scan de l’achat, soit en accédant à vos données d’email pour un traitement encore plus automatisé. L’accès à ces données se fera dans le respect le plus strict des règles en matière de protection de votre vie privée. Dans ce cas, les algorithmes d'analyse peuvent retrouver automatiquement vos factures et faire un rapprochement entre la dépense bancaire et l’article, pour affiner le calcul.

Pour en savoir plus sur l'impact carbone des industries numériques, consulter l'article dédié
10. Qu’est-ce qu’un kg de C02 ?  
Le CO2 est un gaz qui, comme tous les autres, possède une masse qui peut être exprimé en kg, en utilisant la masse molaire du CO2 (44 g/mole). Un kg de CO2, à des conditions normales de température et de pression, remplit un volume de plus ou moins 510 litres.
11. A quoi correspond une tonne de CO2?  
Une tonne de CO2 équivaut à :

- Un volume de 534 m3 à 15ºC
- Une piscine carrée de 8,12 mètres de côté
- Un volume plus important qu’un bus à 2 étages
- Les émissions mensuelles moyennes d’un Français
- La quantité de carbone stockée par 5 arbres mûrs.
12. Comment est estimé chaque facteur d’émissions monétaire ?
En pratique, les facteurs d’émissions monétaires sont estimés de façon spécifique par nature de dépense. Pour identifier le groupe de produits ou de services correspondant, chaque transaction bancaire est classifiée parmi soixante-neuf catégories, en fonction du fournisseur. Ces catégories renvoient à une activité (transport, logement, consommation, alimentation, loisirs et service etc.) ou un sous-domaine d’activité, auxquels sont affectés des ratios monétaires spécifiques. Ces facteurs d’émissions sont alors calculés selon trois méthodes :

1/ Par produit, quand il est possible de déduire la quantité d’un produit à partir de sa quantité, par exemple dans les transports avec l’essence, ou pour le logement avec électricité ;

Par exemple, les facteurs d’émissions de l'électricité en France sont de 0,32 kg de CO2eq par euro dépensé. Ce chiffre est obtenu en estimant les émissions moyennes d'un contrat d'électricité classique en France, qui sont de 0,0571 kg CO2 eq / kWh, avec une incertitude de 5%, et le tarif réglementé en 2019 était de 0,1765€TTC par kWh d'électricité en 2019.

2/ Par service, en appliquant au montant de la dépense un coefficient par secteur d’activité ou par ratio spécifique d’entreprise. Cette méthode est particulièrement bien adaptée aux services, notamment informatiques et financiers, ou aux offres culturelles.  Ce ratio est calculé en divisant le bilan carbone de l’entreprise ou du secteur (scope 1,2,3), par son chiffre d’affaires ;  

Par exemple, les facteurs d’émissions du streaming vidéo sont estimées à 1,44 kg de CO2eq par euro dépensé. En effet, la vidéo à la demande (VOD) aurait émis 102 Mt de CO2eq pour un chiffres d'affaires total de 71 Mrds en 2018.

3/ Par panier moyen, quand une transaction bancaire renvoie à des achats groupés de produits, par exemple dans l’alimentation ou l’habillement. Selon une méthode utilisée par l’ADEME, l’estimation est obtenue à partir d’un mix représentatif de produits types, dont on connaît l’empreinte carbone et les prix moyens. Pour cette catégorie, Greenly et BNPP ont pour objectif d’affiner en continu les analyses, et de permettre à terme aux utilisateurs de spécifier de quel article il s’agit, afin de préciser toujours davantage les estimations.

Consulté la page dédiée au Bilan Carbone d'entreprise ici
13. Quelles sont les sources possibles d'imprécision des facteurs d'émissions monétaires ?
Comme le note l'ADEME, « les facteurs d’émissions monétaires ont intrinsèquement une incertitude plus ou moins importante suivant la catégorie d’achats considérée ». Elle reste cependant la méthode d’analyse courante la plus utilisée pour analyser les bilans carbone de nombreuses organisations, du fait de sa forte « réplicabilité » et de l’homogénéité d’analyse d’une personne à l’autre. Elle facilite le suivi de son évolution et de faire de la pédagogie sur les postes les plus impactants. A noter que malgré ces facteurs d’imprécision, cette méthode offre aux individus l’avantage d’un calcul automatique, et d’une précision inégalée par rapport à toutes les autres méthodes, notamment les questionnaires génériques statiques.

A noter que l’incertitude augmente pour les paniers d’achat dont les produits sont très hétérogènes, typiquement les achats de commerce en ligne. En effet, pour certains marchands, une transaction bancaire peut renvoyer à des objets manufacturés dont l’impact est très variée (textile, électronique).

A l’inverse, l’incertitude diminue fortement dans les secteurs dont les produits sont homogènes. Il s’agit en particulier des transports (essence), du logement (électricité, gaz, eau…), des services du quotidien (Internet, abonnement téléphonique), et des paniers d’achats composés de produits de même nature.

Il ressort que l’incertitude demeure faible sur les dépenses qui représentent la majorité des émissions individuelle : transports (typiquement 25% des émissions), logement (20%), services, dont abonnements, santé, loisirs ou enfants  (20 à 30%) et une majorité des dépenses du quotidien. 

Afin de diminuer ces facteurs d’imprécision et valoriser aux mieux les changements d’habitudes de chacun, Greenly travaille avec ses utilisateurs pour affiner ces analyses :

-La communauté d’utilisateurs est invitée à participer à l’amélioration du Référentiel Carbone Participatif Greenly, en labellisant leurs achats au mieux, pour que soient appliqués les facteurs d’émissions monétaires les plus appropriés. 

-A l’avenir, des catégories plus fines seront ajoutées dans l’application pour segmenter les achats à l’intérieur de groupes de produits plus homogènes, en allant, autant que possible, jusqu’à l’analyse des marques elles-mêmes.

-Il deviendra également possible d’analyser l’empreinte carbone d’une dépense indépendamment du prix, en identifiant les produits ou services sous-jacents. Leur empreinte carbone peut alors être estimé sur la base d’une analyse de cycle de vie (ACV). Pour cela, il faudra pouvoir spécifier le produit derrière chaque dépense, par exemple en scannant automatiquement une facture.
14. Que fait Greenly pour réduire l'imprécision des facteurs d'émissions monétaires?
Pour améliorer la précision des estimations et réduire les facteurs d'incertitudes évoqués dans la méthodologie, Greenly travaille en permanence sur plusieurs axes d'amélioration  :

Affiner les catégories

Greenly travaille à affiner en continu les catégories pour distinguer toujours plus finement des produits aux empreintes carbones très hétérogènes. En effet pour certaines catégories la méthode de calcul repose sur une moyenne pondérée par la consommation des ménages, qui induit une erreur qui pourrait être évitée en séparant les différents produits impliqués dans la moyenne.

Par exemple, Greenly introduit une distinction dans la catégorie bancaire type "Billet d'avion, billet de train". Si les deux dépenses étaient groupées, le facteur d'émissions monétaire calculé en moyenne serait de 1,180 kgCO2eq / €. Le facteur d'émissions de la catégorie "train" seul est de 0,0331 kgCO2eq / €, celui de la catégorie "avion" seul de 1,695 kgCO2eq / €.

L'incertitude de l'empreinte carbone globale est  grandement améliorée en affinant les catégories bancaires types trop générales : "Billet de train et billet d'avion", "voyages et vacances", "cadeaux", "musique, livres et films", "électricité et gaz" etc. )

Evaluer les marques

Greenly travaille sur une manière plus poussée d’affiner les catégories, en différenciant les marques dans un même secteur. Pour des catégories comme l’habillement par exemple, les estimations peuvent être réalisées à partir de prix moyens, or il y a en réalité une variance importante des prix des articles d’habillement, alors que l’empreinte carbone des articles est relativement homogène. Entre des produits d’entrée de gamme et de luxe on peut ainsi avoir un rapport des prix moyens de plus de 10 (prix moyens chez Zara, Uniqlo, H&M etc. de l’ordre de 20€, plutôt de l’ordre de la centaine d’euros chez Chanel) qui se traduit par un rapport équivalent des facteurs d’émissions monétaires. Différencier les marques par gamme de prix permet donc de grandement gagner en précision sur les estimations.

A l’inverse dans le secteur des services les prix étant plus homogènes il est intéressant d’affiner l’évaluation des émissions carbones par marque, ce qui permettrait par exemple de différencier des opérateurs de télécommunication, des assureurs etc.

Réduire l’incertitude prix

Une part importante de l’incertitude sur les estimations peut venir  d’incertitudes sur les prix. Certains biens de consommation courante comme l’essence par exemple sont sujets à des variations relativement rapides de prix. Or une augmentation de quelques points de pourcentages du prix de l’essence par exemple se traduit par une diminution équivalente en pourcentage du facteur d’émissions monétaire, variation qui se révèle pertinente si l’on connaît les émissions de CO2eq par volume / poids avec une bonne précision (ce qui est le cas pour l’essence).

Pour ce type de biens de consommation courante qui représentent une part non négligeable de la consommation des ménages, Greenly intègre de façon toujours plus dynamiques les variations rapides des prix aux estimations (en utilisant des moyennes hebdomadaires ou mensuelles plutôt que annuelles par exemple).

Evaluer l’impact par produits

Enfin il est utile et intéressant de différencier des produits substituables ayant un impact environnemental très différent. L’exemple le plus évident vient probablement de la restauration : un repas à dominante animale avec du boeuf émet de l’ordre de 7 kg de CO2eq, alors qu’un repas végétarien émet en moyenne 500 g de CO2eq. Différencier ce type de produit permet donc d’améliorer la qualité des estimations mais participe également à la démarche de sensibilisation des utilisateurs. C'est pourquoi Greenly permet à ses utilisateurs d'indiquer les produits derrière certaines transactions.
15. Comment comprendre mes résultats d’impact carbone? 
Les résultats d’impact carbone sont une estimation des émissions de gaz à effet de serre émis par la production, le transport, la distribution et la consommation des biens ou services achetés. Ils sont exprimés en kg d’équivalent CO2. La quantité de gaz à effet de serre émise dépend à la fois du type et du montant des achats. 

Consulter l'article dédié à son empreinte carbone personnelle
16. Quelle est l'empreinte carbone d'un Français en moyenne?
Selon le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD), l’empreinte carbone moyenne d’un Français s’établissait à 11,2 tonnes d’équivalent CO2 par habitant et par an en 2019.

En savoir plus sur les moyens de mesurer son impact carbone personnelle
17. Qu'est-ce que l'Accord de Paris pour le Climat?
L’Accord de Paris fait suite aux négociations qui se sont tenues lors de la Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques (COP21), c’est le premier accord universel sur le climat et le réchauffement climatique.

D’après la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques) : “L'objectif central de l'Accord de Paris est de renforcer la réponse mondiale à la menace du changement climatique en maintenant l'augmentation de la température mondiale à un niveau bien inférieur à 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre les efforts pour limiter encore davantage l'augmentation de la température à 1,5 degré Celsius. En outre, l'accord vise à accroître la capacité des pays à faire face aux impacts du changement climatique et à rendre les flux financiers compatibles avec un faible niveau d'émissions de GES et une voie résiliente au climat.”
18. Quels sont les objectifs de réductions d’émissions carbone fixé par l’Accord de Paris?
Les pays signataires de l’Accord de Paris (COP21) ont convenu:
-de contenir l'augmentation de la température de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels;
-de poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C;
-de viser un pic des émissions mondiales dès que possible, en reconnaissant que cette évolution sera plus lente dans les pays en développement;
-de procéder ensuite rapidement à des réductions, en s'appuyant sur les meilleures données scientifiques disponibles, de façon à parvenir à un équilibre entre les émissions et les absorptions au cours de la seconde moitié du siècle.

L’Accord établit également un engagement contraignant de signataires à communiquer et maintenir des plans d’action nationaux sur le climat (“contribution déterminée au niveau national” ou CDN) et à mettre en place des mesures nationales pour y parvenir.La contribution de l’UE déterminée au niveau national (CDN) au titre de l’accord de Paris consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2030 par rapport à 1990, objectif qui s’inscrit également dans le cadre d’action en matière de climat et d’énergie adopté par le conseil européen en octobre 2014.
19. Mes seuls efforts sont-ils suffisants pour réduire notre empreinte carbone collective?
L’impact de l’action individuelle n’est pas à négliger, à condition de ne pas se cantonner à des gestes symboliques ou marginaux. Parmi les actions à plus fort impact on peut citer le passage d’une alimentation carnée à un régime végétarien qui représenterait une baisse d’environ 10% de l’empreinte carbone totale d’un individu. L’engagement des individus à une décarbonation de leur consommation et de leur mode de vie est indispensable à l’atteinte des objectifs de réduction des émissions et de la neutralité carbone.  

Pour en savoir plus sur le bilan carbone personnel, consulter l'article
20. Comment calcule-t-on l’empreinte carbone d’une filière ou d’une entreprise?  
Pour calculer le facteur d’émissions monétaire d’une entreprise ou d’une filière, l'empreinte carbone des entreprises du secteur sont rapportés à leur chiffre d’affaires. Ce ratio de l’empreinte totale sur le chiffres d’affaires permet obtenir une estimation de l’empreinte carbone moyenne d’un euro gagné par les entreprises du secteur.

Pour récupérer l'empreinte carbone des entreprises, l’analyse s’appuie sur les rapports sur la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) qui liste typiquement les trois types d'émissions :

-Le scope 1: Ce sont les émissions directes exprimées en tonnes de carbone, ce bilan regroupe les émissions de gaz à effet de serre (GES) directement liées à la fabrication du produit de l’entreprise. Par exemple, si la fabrication du produit a nécessité l’utilisation de pétrole, la combustion de carburant, ou si la production du produit a engendré des émissions de CO2 ou de méthane, toutes ces émissions sont comptabilisées dans le scope 1.

-Le scope 2: Ce sont les émissions indirectes liées aux consommations énergétiques. Il regroupe les émissions de gaz à effet de serre liées aux consommations d’énergie nécessaires à la fabrication du produit. Par exemple, pour fabriquer un produit, il faut généralement consommer de l’électricité pour alimenter les usines où le produit est conçu. Cette consommation électrique en soi ne produit pas de gaz à effet de serre. Mais la production de l’électricité, elle, a émis des gaz à effet de serre. Toutes ces émissions liées à la consommation d’énergie secondaire sont comptabilisées dans le scope 2.

-Le scope 3: Il regroupe les émissions indirectes liées au cycle de vie du produit (approvisionnement, transport, utilisation, fin de vie…), mais qui ne sont pas liées directement à la fabrication du produit. Par exemple, pour fabriquer un produit, il faut des matières premières. L’extraction de ces matières premières, leur transformation et leur transport jusqu’à l’usine de production, émettent des gaz à effet de serre. De la même façon, la fin de vie d’un produit ou son recyclage émettent également des gaz à effet de serre.

Par exemple, pour calculer l’empreinte carbone d’une licence informatique, nous calculons l’empreinte carbone par euros d’un panier d’éditeurs de licence (ex Microsoft, Adobe…).

Pour en savoir plus sur le bilan carbone automatisé avec le logiciel Greenly
21. Sur quelles sources s'appuie Greenly?   
Les algorithmes de calcul de Greenly s’appuient sur des données publiques, notamment auprès celles de:
- L'Agence de l'environnement et de la Maîtrise de l'énergie (ADEME)
- La Banque Mondiale
-Les bilans GES et les rapports RSE public des entreprises qui comptabilisent leur empreinte carbone.
-Des publications scientifiques dédiées sur l'analyse de cycle de vie (ACV) des produits
-L'INSEE
-Eurostat
-Le Carbon Trust
-Et les  analyses de Greenly en lien avec sa communauté d'utilisateurs engagés.

Toutes les sources sont disponibles dans l'application pour chaque dépense.

En savoir plus sur la Terra Base Carbone Greenly
22. Comment participer à l'amélioration à la mise à jour des analyses ?   
Lorsque la catégorisation ou les analyses d’un produit vous paraissent erronées, vous pouvez nous faire remonter l’erreur:
- Par mail en écrivant à beta@greenly.earth
- Ou en cliquant directement dans l'application sur la bulle qui permet de lancer un email.
- En recatégorisation la dépense directement dans l'application mobile.

Aidez-nous à affiner les calculs de Greenly en recatégorisant vos dépenses, et proposant des analyses par catégorie et enseignes. Nous intégrerons les contributions validées par notre Conseil Scientifique, une fois les calculs et sources vérifiés. Greenly s'améliore en permanence grâce à sa communauté.
22. Qui sont les membres du Conseil Scientifique Greenly et quelle est leur mission?  
La constitution d’un Conseil Scientifique, s’est imposée d’elle-même comme une évidence à mesure que la société a commencé à déployer ses technologies auprès du grand public. Il s’agit de veiller à l’intégrité scientifique des travaux de Greenly et lui permettre de convaincre le plus grand nombre du bien-fondé de son outil de suivi. Fort de ce constat, la société a su réunir autour d’elle une équipe d’experts, spécialisés dans l’analyse de l’empreinte carbone, les politiques environnementales et le déploiement de nouvelles technologies.

Le Conseil scientifique compte parmi ses membres des experts de l’empreinte carbone, des économistes de l’environnement et des personnalités de la société civile susceptibles chacune d’apporter leur expertise et leur hauteur de vue pour guider Greenly dans ses développements. Les membres suivants ont participé aux revues des méthodes et calculs de Greenly :

- Michel Bauer, économiste et sociologue, anciennement chercheur au CNRS et professeur à HEC, qui a accepté de présider le Conseil.

- Antoine Dechezleprêtre, économiste, professeur à la London School of Economics qui a travaillé avec Nicholas Stern, et  spécialiste des questions climatiques à l’OCDE.

- Christian Couturier, ex-partner d’Astorg Capital, investisseur à impact et entrepreneur focalisé sur la réduction des émissions carbone.

- Lucas Chancel, économiste, spécialiste des inégalités et de l'environnement. Ses travaux portent sur la mesure des inégalités économiques, leur interaction avec le développement durable et la mise en oeuvre de politiques publiques sociales et environnementales.

- Caroline Alazard, fondatrice de la société GreenNext avec Nicolas Houdant, dans les années 2000, a évoqué son intérêt au titre de ses travaux antérieurs. Sa société avait procédé à la mesure de l’empreinte carbone de cinq cent mille produits de grande consommation.

- Yann Leroy, professeur à CentraleSupélec et y dirige une filière transversale autour de la conception innovante de produits complexes, et s’intéresse en particulier au moyen de mieux proposer aux usagers des dépenses alternatives plus écoresponsables.

- Nicolas Houdant, DG d’Energie Demain, société d’accompagnement des collectivités territoriales dans leur stratégie bas carbone.

- Luc Julia, expert mondial en intelligence artificielle, co-inventeur de SIRI et vice-président de l’innovation chez Samsung.

Ensemble, les membres ont établi la liste des finalités du Conseil, en particulier :

-Mettre en place une démarche de revue transparente des méthodes de calculs de Greenly ;

-Débattre de la façon dont la société évalue l’empreinte carbone et voir comment rendre la base carbone plus participative ;

-Passer en revue la gouvernance de la donnée, c’est-à-dire le processus qui encadre les évolutions de la base carbone, avec une vigilance particulière sur la traçabilité des modifications ainsi que l’archivage des sources ;

-Veiller à la mise en place d’une revue de la base carbone par un tiers externe de confiance, notamment pour assurer son contrôle qualité ou détailler non seulement les calculs, mais aussi une évaluation de la précision par poste ;

-Assurer l’homogénéité des traitements, pour éviter de privilégier une marque ou une entreprise sur une autre ;

-Guider la société dans ses développements futurs, notamment pour participer à l’amélioration continue de ses méthodes d’analyse ;

-Encadrer le travail collaboratif avec les utilisateurs, pour affiner la compréhension des paniers moyens et le calcul des ratios monétaires, par exemple en apprenant du contenu de leur panier moyen pour affiner les coefficients propres à chaque usager ;

-Veiller à garantir une relation équilibrée avec les partenaires externes de Greenly pour préserver l’intégrité de ses méthodes, indépendamment des relations économiques que pourra nouer la société.

Consulter la page dédiée au Conseil Scientifique Greenly ici

Transports

1. Quelle est l’empreinte carbone de mes transports, et comment puis-je la réduire ?
Voici les émissions par passager et par km de quelques modes de transport : 

- Un avion court courrier : 258 g de CO2eq.  
- Une voiture moyenne : 121 g de CO2eq.
- Un TER : 25 g de CO2eq
- Un TGV : 1,7 g de CO2eq.
- À pied : 0 g de CO2eq. 

Privilégier les transports en communs à la voiture, et le train à l’avion permet de réduire significativement l’empreinte carbone de ses transports.

2. Quel est le facteur d'émissions monétaire d'un vol d'avion?
Un vol moyen courrier émet 0,187 kg CO2eq/passager.km, un court courrier 0,258 kgCO2eq/passager.km, un long courrier, 0,152 kgCO2eq/passager.km, pour un coût moyen de 0,11€ / km du billet d'avion. En 2017 dans l'UE les vols intra-UE (moyens courriers) représentaient 47% des vols, les vols intérieurs (court courrier) 17% et les vols internationaux (longs courriers) 36%.

On arrive ainsi pour un billet d'avion à un facteur d'émissions monétaire moyen de 1.695 kg CO2 eq / €. A noter que cette estimation ne prend pas en compte l'amortissement de la fabrication du véhicule.

Sources:
Base Carbone ADEME
INSEE
Google Flight
My Climate Flight Emission Calculator
Référentiel Carbone Participatif Greenly

3. Quel est le facteur d'émissions monétaire d'un billet de train? 
Le train émet 0,00529 kg CO2eq / passager / km, pour un prix moyen du billet de train de 16 centimes par km parcouru, d'où le facteur d'émissions de 0,0331 kg CO2eq / € TTC.

Sources:
SNCF 2017
RTE 2017
Base carbone consultée le 22/06/2019
Référentiel Carbone Participatif Greenly

4. Quel est le facteur d'émissions monétaire du carburant? 
En moyenne, le prix du litre d'essence en 2019 est de 1,5198 € TTC, celui du litre de gazole est de 1,4405 € TTC. La consommation de gaz à effet de serre est de 2,8 kgCO2eq / L pour du supercarburant sans plomb 95 / 95-E10 / 98 et de 3,16 kg CO2eq / L pour du gazole routier.

Sachant qu'en 2019 le parc automobile particulier comptait 57,9 % d'immatriculations de type essence et 34,1 % de type diesel, le facteur d'émissions moyen sur le parc automobile particulier est de 1.97 kg CO2eq / € TTC.

Sources:
https://carbu.com/france/prixmoyens
Base carbone consultée le 22/06/2019 http://www.bilans-ges.ademe.fr
Référentiel Carbone Greenly

5. Quel est le facteur d'émissions monétaire du co-voiturage ?  
En moyenne, un trajet en voiture en co-voiturage en France génèrerait 1.70 kg de CO2 par euro dépensé, en essence essentiellement.

En moyenne, le co-voiturage correspondrait à une économie de 12% par rapport à la voiture, selon une étude de l'ADEME. En effe, beaucoup des voyageurs qui passent par des applications de type Blabacar ou Karos auraient pris le train sinon, attenuant l'impact positif du seul co-voiturage.

Sources:
Etude Collab ADEME : http://www.etudeconsocollab2016.ademe.fr/
https://carbu.com/france/prixmoyens
Base carbone consultée le 22/06/2019 http://www.bilans-ges.ademe.fr/)

6. Quel est le facteur d'émissions monétaire d'un taxi ou d'un VTC?  
Le prix au km d'un VTC est de 1,2€ pour 127g de C02 produit sur cette même distance.

Sources:
Uber, Kapten, Marcel
ADEME (https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/rapport_technique_prospective_consommation_novembre_2015.pdf)
Référentiel Carbone Participatif Greenly


7. Quelle est l'empreinte carbone d'un vélo à assistance électrique?
En moyenne, la location d'un vélo à assistance électrique (VAE) génèrerait 60 g de CO2 par euro dépensé.

Les VAE émettent 22 g CO2e par km, contre une moyenne de 127g / km pour une voiture neuve en 2019. Environ 117 km sont parcourus par mois. L'abonnement typique est facturé 40€ par mois, soit 2,95 km par euro dépensé, soit une émission moyenne de 60 g par euro dépensé.

L'économie par rapport à la voiture est de 107g par km, soit 320g par euro dépensé pour une distance moyenne de 2,95km..

Sur une durée de vie de l’ordre de 5 à 10 ans, l’impact positif de l’utilisation d’un VAE peut être compris entre 1 à 2 tonnes de CO2 (l’AVEM - Association de promotion et d'information sur les véhicules électriques et hybride – propose une durée de vie moyenne de 8 ans). Nous retiendrons ici dans nos calculs une hypothèse basse de 5 ans, ce qui correspond à un gain d’un peu plus d’une tonne de CO2. En prenant en compte les facteurs d’émissions générés par le cycle de production et d’assemblage du VAE, sa maintenance, le remplacement de pièces mécaniques et électriques en cours de vie du vélo, les émissions de GES induites par la dépense énergétique du cycliste, le bilan reste  largement positif et atteint 880 kg sur 5 ans. Ces estimations s’appuient sur des travaux récents de l’AVEM ayant estimé :-Le bilan carbone du VAE incluant production, maintenance, consommation du VAE à hauteur de 5 g CO2 / km-Les calories dépensées par le cycliste pendant l’usage du VAE correspondant à 16 g CO2 / kmPour rappel, un bénéficiaire parcourt en moyenne chaque année 1 400 km en VAE (dont 200 étaient effectués auparavant en vélo classique, soit 1 200 km supplémentaires en vélo), notamment en économisant 660 km sur la voiture. Sur 5 ans, près de 6000 km supplémentaires sont parcourus à vélo pour 3300 km en voiture évités.

Sources:
ADEME: Etude d’évaluation sur les services vélos, Enquête sur les aides à l’achat de vélos à assistance électrique AVEM
Référentiel carbone participatif Greenly


8. Quelle est l'empreinte carbone d'un scooter électrique?
En moyenne, la location d'un scooter électrique génèrerait 30 g de CO2 par euro dépensé.

Un scooter électrique émettrait environ 30 g de C02 par km, contre 127 g pour une voiture produite en 2019, essentiellement en raison de la production de la batterie électrique. La location est facturée à la minute, sans temps minimal imposé, avec une tarification de 0,28 euros TTC par minute et une distance parcourue moyenne de 15 km/h. soit un km facturé à 1,12 euros TTC en moyenne.

Pour 1 € dépensé pour une location de scooter électrique, c'est donc environ 90g évités par rapport à un VTC à essence.

Sources:
ADEME
https://youmatter.world/en/sustainable-mobility-electric-scooters-28897/
Cityscoot pour la tarification
Base Carbone participative Greenly

9. Quelle est l'empreinte carbone d'une trotinette électrique?
En moyenne, un trajet en trotinette électrique génèrerait 0,15 kg de CO2 eq. par euro dépensé..

En moyenne, une trotinette électrique émettrait 202 g of CO2 par km et par passenger sur son cycle de vie, ce qui est presque autant qu'une voiture individuelle à essence. Il faut débourser un euro de «prise en charge», puis 15 centimes la minute, soit 3,25 euros pour une course de 15 minutes, permettant de parcourir 2,4km en moyenne.

Sources:
Référentiel Carbone Participatif Greenly
https://youmatter.world/en/sustainable-mobility-electric-scooters-28897/
10. Quelle est l'empreinte carbone de la poste?
En moyenne, un envoie postal génèrerait 0,13 kg de CO2 par euro dépensé.

Selon l'ADEME, les facteurs d’émissions à utiliser pour estimer les émissions associées aux achats de biens et services de courriers sont de 130 kgCO2e / k€ HT .

A titre d'illustration, pour un courrier en France, en prenant la Poste comme étalon, une lettre de 20g envoyée entre Paris et Marseille émet 21.6 g de CO2 pour un cout de 1,16€, soit une estimation de 0,019 kg de CO2e par euroPour un courrier international, en prenant Fedex comme étalon,les émissions totales du groupe (Scope 1, 2 & 3) sont de 294.93 tons CO2e/$M revenue en 2017, soit une empreinte de 0,29 kg de C02e par euro avec la conversation monétaire..

Sources:
La Poste (http://objectifzeroco2.laposte.fr/)
FEDEX
Analyse Greenly

11. Quelle est l'empreinte carbone d'un ticket de ferry?
En moyenne, le paiement d'un ticket pour un ferry boat équivaut à 7,34 kg de CO2e par euro dépense, de loin une des dépenses les plus polluantes.

Le ferry est le mode de transport le plus polluant avec plus de 2000kg de CO2 par passager, pour une traversée de 400 km, c'est à dire 5kg de Co2 par km. L'estimation de l'euro carbone est obtenue en prenant un trajet de ferry représentatif entre le Havre et Portsmouth avec un prix moyen 122€ pour une distance de 179,4km.

Sources:
ADEME
Référentiel Carbone Participatif Greenly

Logement

1. Quelle est l’empreinte carbone de mon logement?
Si l’on exclut l’amortissement de la construction, l’empreinte carbone du logement résulte principalement du chauffage et de l’électricité consommée. Au total, le logement représente près de 25% des 11,2 t émises en moyenne par an par personne en France.

En France le mix électrique moyen émet 57,1 g de CO2eq par kWh consommé, en comparaison l’éolien émet environ 15 g de CO2eq par kWh et l'hydraulique 6 g de CO2eq par kWh.
2. Quel est le facteur d'émissions monétaire de l'électricité en France?
En France le mix électrique moyen émet 57,1 g de CO2eq par kWh consommé, en comparaison l’éolien émet environ 15 g de CO2eq par kWh et l'hydraulique 6 g de CO2eq par kWh. Passer à un fournisseur d’électricité vert permet donc de réduire l’empreinte carbone de son logement.

Sources:
Mix moyen - http://www.bilans-ges.ademe.fr/
Eurostat
Base Carbone ADEME
Référentiel Carbone Participatif Greenly
3. Quelle est l'empreinte carbone du gaz en France? 
En moyenne, la consommation de gaz dit naturel en France génère 2,56 kg de CO2 par euro dépensé.

En moyenne, les émissions d'un contrat de gaz en France sont 0,227 kgCO2eq/kWh Electricité - 2018 et le tarif moyen est de 0,0886 € TTC par kilowattheure de gaz en 2019

Sources:
Gaz naturel - 2015 - mix moyen - consommation consulté le 05/09/2014
Base Carbone
http://www.bilans-ges.ademe.fr/
4. Partageons-nous vos données personnelles?
En moyenne, la consommation de gaz dit naturel en France génère 2,56 kg de CO2 par euro dépensé.

En moyenne, les émissions d'un contrat de gaz en France sont 0,227 kgCO2eq/kWh Electricité - 2018 et le tarif moyen est de 0,0886 € TTC par kilowattheure de gaz en 2019

Sources:
Gaz naturel - 2015 - mix moyen - consommation consulté le 05/09/2014
Base Carbone
http://www.bilans-ges.ademe.fr/
5. Quelle est l'empreinte carbone du gaz dit "vert" ?
En moyenne, la consommation de gaz dit naturel en France génère 0,64 kg de CO2 par euro dépensé.

En moyenne, les émissions d'un contrat de gaz en France sont 0,057 kgCO2eq/kWh Electricité - 2018 et le tarif moyen est de 0,0886 € TTC par kilowattheure de gaz en 2019

Sources:
Gaz naturel - 2015 - mix moyen - consommation consulté le 05/09/2014
Base Carbone
http://www.bilans-ges.ademe.fr/
6. Quelle est l'empreinte carbone de l'eau du robinet? 
En moyenne, la consommation d'eau en France génère 0,03 kg de CO2 par euro dépensé.

Les émissions de GES de l’activité de production d’eau de consommation des Eaux de Paris s’élèvent à 20 094 tonnes de CO2.
Le prix de l'eau potable est de 3,4164€/m3 TTC en 2015 avec 534000m3 d par jour en moyenne.

Sources:
http://www.eaudeparis.fr/lentreprise-publique/chiffres-cles-deau-de-paris
Référentiel Carbone Participatif Greenly

Consommation et vie courante

1. Quelle est l’empreinte carbone de mes achats de textile? 
En moyenne, les achats d'habillement génèrent 0,3 kg de CO2 par euro dépensé.

En prenant pour base une chemise en coton (11,2kgCO2/u), et un jean en coton (23,2kgCO2/u) à 50€/unité.       

Sources:
Base Carbone ADEME
(http://www.bilans-ges.ademe.fr)
INSEE - simulateur d'indices des prix personnalisé
Référentiel Carbone Participatif Greenly
2. Quelle est l’empreinte carbone d'une chemise neuve en cotton?
En moyenne, les achats de chemise génèrent 0,43 kg de CO2 par euro dépensé.

En prenant pour base une chemise en coton (13kgCO2/u) produit from "cradle-to-grave" pour un prix moyen de 30€TTC chez H&M, Zara etc...  

Sources:
Base Carbone
http://www.bilans-ges.ademe.fr/
INSEE - simulateur d'indices des prix personnalisé
Référentiel Carbone Participatif Greenly
3. Quelle est l’empreinte carbone d'un jean? 
En moyenne, l'achat de jeans génère 0,31 kg de CO2 par euro dépensé.

Cette analyse se base sur des émissions de 25 kg CO2-eq. par produit from "cradle-to-grave" pour un prix de 80€TTC chez H&M, Zara, Gap

Sources:
Base Carbone
http://www.bilans-ges.ademe.fr/
INSEE - simulateur d'indices des prix personnalisé
4. Quelle est l'empreinte carbone de l'informatique? 
En moyenne, les achats de matériels informatiques génèrent 3,328 kg de CO2 par euro dépensé.

Sur la base d'écran LCD 24 pouces (431 kgCOe/appareil) à 200 €, d'ordinateur portable (1900 kgCO2/appareil) à 350 €, de smartphone (480 kgCOe/appareil) à 200 €. Base Carbone - Ecran LCD 24 pouces ; Ordinateur portable>15 pouces, consulté le 05/09/2014

Pour en savoir plus sur l'empreinte carbone du numérique, consulter l'article

Lire l'article sur l'impact carbone de nos smartphones

Sources:
Base Carbone
http://www.bilans-ges.ademe.fr/
INSEE - simulateur d'indices des prix personnalisé
Référentiel Carbone Participatif Greenly
5. Quelle est l'empreinte carbone de l'électroménager?  
En moyenne, les achats d'électro-ménager consomment 1 kg de CO2 par euro dépensé.

On prend l'hypothèse suivante: 1€=1kgCO2 (Congélateur 415 kgCO2e/unité à 400€/u)

Sources:
Base Carbone ADEME
http://www.bilans-ges.ademe.fr/
INSEE - simulateur d'indices des prix personnalisé
Référentiel Carbone Participatif Greenly
6. Quelle est l'empreinte carbone d'un livre? 
Le facteur d'émissions associé à l'édition de livres, journaux et revues est estimé à 0,233 kgCO2eq / € TTC.

Ce résultat est obtenu en calculant le ratio des émissions totales du secteur rapporté au chiffre d'affaires de la filière. On évalue de même émissions associées à la consommation de biens et services de type films, enregistrement sonores, télévision, radio etc à 0,258 kgCO2eq / € TTC.

Sachant qu'en 2019 l'achat de livres, articles de presse et de papeterie constituait 15% des dépense culturelles et de loisir des ménages, et les services culturels (cinéma, spectacles, abonnements audiovisuels etc.) 12%, on évalue le facteur d'émissions monétaire de cette catégorie à 0,244 kg CO2eq / € TTC.

Sources:
Base Carbone ADEME
Référentiel Carbone Participatif Greenly

Alimentation

1. Quelle est l’empreinte carbone de mon alimentation et comment puis-je la réduire?
Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation représentent un quart des émissions des ménages, et le régime alimentaire influe fortement sur ces émissions.Selon l’ADEME un repas moyen à dominante animale avec du boeuf émet 7,3 kg d’équivalent CO2, contre seulement 500g pour un repas végétarien.

De manière générale la viande, et en particulier la viande rouge, a une empreinte carbone largement supérieure à celle des aliments à base végétale. La majorité de ces émissions proviennent de la fermentation entérique des animaux, de la gestion des déjections animales, de l’alimentation et de l’énergie pour le fonctionnement des bâtiments d’élevage.

Selon le type et la provenance des aliments une part importante de leur empreinte carbone peut également provenir de la déforestation (qui entraîne une perte de puits de carbone).
2. Quelle est le facteur d'émissions monétaire de l'alimentation en France?
Le facteur d'émission monétaire de l'alimentation en France est estimé à 0,584 kg de CO2 eq. par euro dépensé, en recoupant une analyse macroéconomique et microéconomique de l'empreinte alimentaire des Français.

Au niveau macroéconomique, on estime le facteur d'émissions monétaire de l'alimentation en France à 0,584 kg de CO2 eq. par euro dépensés. En effet, d'après l'INSEE, les ménages consacrent 187 milliards d'euros à leur budget « alimentation » soit 2 794 euros en moyenne par habitant sur l'année (67 millions d'habitants en France au 1er janvier 2020 selon l'INSEE).L'empreinte alimentaires moyenne d'un Français est estimée à 1,632t de CO2eq par an.

Au niveau microéconomique, sur une base de 800 repas par an à la charge de la personne (environ 2 repas par jour) pour un coût moyen de 3.49€ par repas, on retrouve un facteur d'émission comparable, en effet les émission associées à un repas moyen sont estimées 2.04 kg CO2eq, soit un facteur d'émission monétaire de 0.584 kg CO2eq/€. 

Des facteurs d'imprécision subsistent évidemment. Au niveau macroéconomique le budget alimentation est une valeur moyenne calculée à partir des dépenses totales des ménages français dans l'alimentation, ainsi le budget réel varie fortement en fonction des revenus. D'autre part l'estimation de l'empreinte alimentaire moyenne se base sur un régime alimentaire "classique", or le type d'aliments consommés (viande rouge vs. végétarien, produits importés vs. locaux) influe fortement sur l'empreinte carbone de l'assiette type, il y donc également au niveau microéconomique une incertitude importante sur les émissions associées à un repas moyen. Pour réduire ces facteurs d'imprécision, une catégorisation plus fine des dépenses est en cours d'élaboration.

Sources:
Référentiel Carbone Participatif Greenly
INSEE
Base carbone ADEME
Etude WWF
Eco2 initiative
INCA3
Agribalyse

2. Quelle est l’empreinte carbone de la viande de boeuf?
En moyenne, la viande de boeuf en France représente 1.31 kg de CO2 par euro dépensé. C'est le coefficient typiquement affecté aux boucheries.

En moyenne, les émissions d'un steak de boeuf sont 28,6 kgCO2e/kg. Le prix moyen de la viande de boeuf en France est de 21.83€/kg

Sources:
Base Carbone consultée le 22/06/19        
http://www.bilans-ges.ademe.fr/
https://rnm.franceagrimer.fr/prix?M2501:MARCHE

Services

1. Quelle est l’empreinte carbone du streaming et de la VOD ? 
En moyenne, les dépenses de streaming représenteraient 1,44 kg de CO2 par euro dépensé.

D'après un rapport du Shift Project, la vidéo à la demande (VOD) aurait émis 102MtCO2 en 2018, pour un chiffres d'affaires total de 71 Mrds en 2018, soit en moyenne 1,44 kg de CO2 émis par euro engrangé. Le numérique émettrait aujourd’hui 4 % des gaz à effet de serre du monde, et sa consommation énergétique serait en croissance de 9 % par an.

Lire l'article sur l'empreinte carbone du numérique

Sources:
SHIFT Project
Base Carbone ADEME (http://www.bilans-ges.ademe.fr/)
Référentiel Carbone Participatif Greenly
2. Quelle est l’empreinte carbone du streaming musical? 
En moyenne, les dépenses de streaming représenteraient 0,04 kg de CO2 par euro dépensé.

Le chiffre d'affaires du streaming musical était de 19 Mrds en 2018 pour 255 Millions d'utilisateurs premium dans le monde. Aux Etats-Unis, il y aurait 55 millions de clients payant du streaming en 2018, pour un un chiffre d'affaires annuel de 7,4 Mrds de dollars soit approximativement 6,5 Mrds d'euros.  Les émissions du streaming musical associées sont estimées à 275 millions de kilos de GHG aux États-Unis.

Sources:
Base Carbone Participative Greenly
Music Consumption has unintended economic & environmental costs, University of Glasgow 2019
3. Quelle est l’empreinte carbone d'un contrat d'assurance?
En moyenne, un contrat d'assurance représenterait 0,0018 kg de CO2 par euro dépensé.

En prenant une entreprise représentative du secteur,  Axa a généré 1,5t par FTE en 2018 avec 125934 employés, soit une empreinte de 188901t C02 rapporté à un CA de 24,5 milliards d'euros. On suppose que l'empreinte carbone par euros de chiffre d'affaires et la même que l'empreinte carbone par euros de dépense.

Sources:

Rapport RSE Groupe Axa
Référentiel Carbone Participatif Greenly
4. Quelle est l'empreinte carbone des jeux et paris sportifs? 
En moyenne, un euro dépensé dans un paris sportif représenterait  0,0035 kg de CO2 par euro dépensé.

En prenant la Française des Jeux comme entreprise représentative du secteur, nous obtenons pour ce groupe en 2018 les chiffres suivants : une empreinte carbone totale de 53000 t de CO2 pour un chiffre d'affaires de 15,1 Mrds €

Sources:

Française des Jeux, rapport RSE
Référentiel Carbone Participatif Greenly

Contribution participative

1. Comment puis-je contribuer au référentiel carbone participatif Greenly? 
Greenly s'appuie sur sa communauté pour enrichir sa base carbone participative et permettre à chacun de prendre la mesure de l'impact de ses achats. Chacun peut aider à affiner les calculs de Greenly en re-catégorisant ses dépenses, et proposant des analyses par catégorie et enseignes. Ces contributions sont intégrées après validation par notre comité scientifique, une fois les calculs et sources vérifiés. Greenly s'améliore en permanence grâce à sa communauté. Merci de nous contacter sur contact@greenly.earth